Le Blog d'un Communiste Alençonnais

Fils d'immigrés, Fils d'ouvriers, Insoumis, le vrai changement viendra d'en bas!

29 octobre 2008

La SNCF et l'Orne

     Un habitant d'Alençon souhaitant se rendre à Paris a deux possibilités:

  • prendre sa voiture,

  • prendre le train.

     S'il a un minimum de conscience écologique, il souhaitera prendre le train. Mais voilà, il y a trois hic!

     Tout d'abord, il n'y a pas de train direct jusqu'à Paris ! Le noeud ferroviaire de l'orne se trouve à Surdon, petite gare en rase campagne! Ainsi donc, l'Alenconnais  pour aller à Paris, doit passer soit par Surdon, soit par Le Mans.

     Cet état de fait, vient d'un choix délibéré de nos élus dans le passé de maintenir l'Orne dans un isolement, loin de la capitale et de ses dangers (ces ouvriers insoumis et politisés!).  Aujourd'hui, cela rallonge la durée du voyage pour se rendre à Paris et appauvrit notre région (ni les gens, ni les entreprises ont envie de s'enterrer dans un trou perdu).

Mais si ce n'était que ce soucis...

     Le deuxième problème, c'est le nombre de trains limités qui circulent. ainsi, toujours pour aller à Paris, soit il faut se lever tôt, voir très tôt, soit ne pas être pressé. Car les trains circulant dans l'orne ne sont pas nombreux.

     Cette situation vient du fait que, au nom de la rentabilité, la SNCF limite les trains sur les lignes peu ou non rentable. Mais alors, la SNCF trahit sa fonction de base, désenclaver les territoires et assurer une mission de service public!

     Le troisième problème et le plus important ( pour les autres, on peut être "flexible"), c'est le prix. Pour aller de Alençon à Paris ( aller simple!), il faut compter de 30,10 € au minimum via Surdon, à plus de 60€ via Le Mans ( TGV en heures de pointe).  C'est tout bonnement scandaleux quand on sait que le même trajet en voiture revient à 15 € et encore s'il n'y a qu'un seul passager.

Petit calcul: une famille avec deux enfants désire se rendre à Paris, quel devra être leur budget?

en Voiture: 15 € (20€ pour une voiture plus grosse et plus gourmande), soit 3.75€  (5€) par personne

en Train : 120€, soit 30€ par personne, éventuellement 15 € si carte de famille nombreuse, voir 7,50€ si carte de famille "très" nombreuse, soit plus de 6 enfants (concerne 0,4% des familles)

     Encore une fois, au nom de la rentabilité, la SNCF renie sa fonction de service public, et ne voie plus que des clients et des profits à tirer et à redistribuer a des actionnaires (publics pour l'instant avant sa privatisation à venir).

     L'alenconnais de service en déduit donc logiquement qu'il vaut mieux prendre sa voiture. Il aura une petite pensée écologique durant son voyage et se dira que décidément, le développement durable n'est pas au programme de ce gouvernement pas plus qu'au programme de cette région ou de ce département.

     Lui qui avait déjà pensé prendre le train pour aller travailler ( impossible car trop peu de trains et des horaires inadaptés), se dit que franchement, il y a du foutage de gueules quand certains "écologistes" se félicitent de la hausse du prix des carburants en disant que cela incitera les gens à prendre le train ou à trouver d'autres moyens de locomotion (Alencon-ParisAlencon-Paris en vélo, ça fait long!).

     Une politique de développement durable dans notre département exige un développement des infrastructures ferroviaires et surtout des prix corrects, transparent et surtout abordable pour le train. Au lieu de cela, nous avons des élus qui se félicitent d'avoir l'A28 ou l'A88 (pour qui et a quel prix?). Ce qui remplira les poches de certains et videra les nôtres!

D'où ma question:

Que font les élus du Peuple? Que faisons nous?



21 octobre 2008

Crise du capitalisme: bis

     Ces dernières semaines ont été agitées sur les "places financières". Les médias nous répètent sans cesse que la "crise financière" aura un impact sur notre quotidien en provoquant une crise de "l'économie réelle".

     Mon analyse personnelle diverge de ce point de vue. Je pense que inversement la "crise financière" est la conséquence de la crise de l'économie réelle et des dysfonctionnements propre au Capitalisme. Progressivement au cours de ces dernières années, les conditions de la crise se sont mis en place :

Etape 1: Abandon progressif des acquis sociaux

     Aussi bien en Europe comme aux Etats-Unis, tous les acquis obtenus après des décennies de luttes ont été progressivement rognés (retraites, sécurité sociale, ..). cela a induit une insécurité sociale et une forte précarité. Résultats: Les gens sont inquiets et se replient. Ils ont des frais supplémentaires, leurs budgets sont rognés.

Etape 2: Baisse ou stagnation des salaires

     Au nom de la rentabilité et de la compétitivité, les entreprises ont cherchées à économiser sur les masses salariales par tous les moyens ( baisse des effectifs, augmentation de temps de travail pour un même salaire, maintien et primes gouvernementales aux bas salaires,...). Cela a induit une baisse du pouvoir d'achat. Résultat: Les salariés qui sont aussi des consommateurs achètent moins et se limitent à l'essentiel, leur budget étant réduit.

Etape 3: Les crédits

     Pour ne pas augmenter les salaires, et pour maintenir la consommation, les banquiers ont mis en avant les crédits. "Vous n'avez pas d'argent, alors prenez un crédit!". Voilà ce que l'on a pu entendre ces dernières années avec des campagnes de Pub pour les crédits. Et pour ceux qui n'avaient pas de revenus suffisants pour garantir leur crédits, on a inventé les fameuses "Subprimes". En fait, l'emprunt est garantie par l'objet qu'on achète. Donc, au bout de cette logique, même sans un sou, on a droit à un crédit. on a cru régler ainsi le problème du pouvoir d'achat!

Etape 4: La spéculation

     Mais, en plus de l'absurdité et du non-sens de ce système, les boursiers en tout genre se sont mis à spéculer ( d'autant plus lorsqu'ils ont commencé à sentir le vent tourner) sur des matières premières: Le pétrole et les ressources alimentaires. Avec l'explosion des prix à la pompe et des produits alimentaires, beaucoup de familles n'ont plus été en mesure de rembourser leur crédits.

Etape 5: L'insolvabilité des familles modestes

     C'était le début de la crise. Avec l'insolvabilité de certaines familles, les banques ont du augmenté les taux des crédits, entraînant d'autres familles dans l'insolvabilité. Ce qui oblige alors les banques à encore augmenter les taux des crédits et ainsi de suite. La spirale infernale est lancé.

     Et, nous en sommes arrivé là par la recherche de la rentabilité à tout prix, et l'appétit du gain. L'argent, au lieu d'aller vers les salariés et les entreprises, a été détourné au profit des actionnaires.

Nous avons été victimes d'un Hold-up majeur durant ces vingts dernières années et Nos gouvernants nous annoncent un deuxième Hold-up pour éviter une crise qui est déjà bien présente.

Super Pouvoir d'Achat (la chanson du dimanche)

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17 octobre 2008

Pour ne pas oublier le 17 octobre 61

Une Histoire du Ghetto Français, le 17 octobre 61 :

Ce jour, la police française sous les ordres d'un certain Maurice Papon, préfet de Paris, retrouvait ses réflexes de l'occupation et de la collaboration. Cette fois-ci, ce ne sont plus les juifs mais les arabes que l'on pourchasse et que l'on assassine dans les rues de Paris. Ce jour là, les Collabos ont eu leur revanche sur ceux qui ont participé à la libération de la France.

Et certains de s'étonner que l'on puissent siffler la Marseillaise dans un stade!

La haine entraîne la haine, et siffler la marseillaise lors d'un match est stupide. Par contre, assassiner des gens et les jeter dans la Seine est un crime!

Alors messieurs du gouvernement, ne nous prenez pas la tête avec vos soi-disant principes et ayez une pensée pour ces victimes!

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08 octobre 2008

Crise du capitalisme ?

     1989 a vu la chute du mur de Berlin, cela signifiait pour beaucoup la fin du Socialisme et la victoire du Capitalisme. 20 ans après, on se rend compte que le socialisme n'est pas mort, il suffit de regarder ce qui se passe du coté de Amérique latine.

     En 1989, cela a été certes la fin d'une conception du socialisme à la soviétique (ce que j'appelle plutôt du capitalisme d'état) mais certains ont gardé l'espérance d'un monde meilleur pour tous. Toutefois, pour beaucoup, cette espérance n'était qu'une Utopie inaccessible et le capitalisme triomphant une fatalité incontournable.

     Pourtant en 2008, avec la crise en cours depuis un an et qui s'accentue, les états doivent voler au secours de leurs banques. Même si le mot n'est pas lâché, on assiste à la nationalisation en masse des banques à travers le monde.

     Ce que Lénine avait espérer en 1917, ce que Marx avait annoncé dans son manifeste du Parti Communiste semble devenir réalité. Karl Marx écrivait ainsi:

"le développement de la grande bourgeoisie sape sous les pieds de la bourgeoisie la base même sur laquelle elle a établi son système de production et d'appropriation."

     Il faut savoir que la première action d'un état qui veut sortir du capitalisme, est la nationalisation de toutes les banques nationales (comme en France en 1981). De facto, toutes ces nationalisations de banques signent l'arrêt de mort du Capitalisme tel que nous l'avons connu.

     Mais ce n'est pas forcément la mort définitive du capitalisme. 1929 a connu aussi une crise majeure du capitalisme. Il en est sorti certes affaibli (et est en partie à l'origine de la 2nde guerre mondiale) mais a su se réformer pour survivre.

     Aujourd'hui, nous sommes à un tournant historique, où s'offre à nous la possibilité de s'affranchir d'un système inégalitaire. Mais pour cela, il ne faut pas subir la situation (ce qui pourrait avoir des conséquences aussi dramatique qu'aprés 1929) mais agir pour faire évoluer les choses dans le bon sens, dans le sens d'un progrès social, écologique et humain pour nous mais aussi pour tous les peuples du monde!

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

( Marx-Engels, manifeste du Parti communiste)

P.S.: allez, une petite video pour finir


Les banques ont besoin de vous

Posté par josey wales à 11:14 - Echanges et débats d'idées - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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