12 mars 2008
Pour ceux qui ont la TNT
Jeudi soir, si vous ne pouvez ou ne souhaitez pas vous rendre à la grande soirée organisée pour la victoire de la Gauche en présence de Joaquim Pueyo ( à partir de 19h30 à la Halle aux Toiles), je vous propose une soirée alternative.
Certes moins festive et plus "pantouflarde" mais en tout cas plus riche culturellement je vous invite à vous installer devant le petit écran. A partir de 20h et jusqu'à 21h, branchez vous sur LCP-Public Sénat. Vous verrez un documentaire sur Thomas Sankara, surnommé l'homme intègre.
Docs ad hoc: Dans une tenue de capitaine militaire, colt au ceinturon et livre de Marx en main, l’homme intègre, Thomas Sankara arrive au pouvoir à l’âge de 34 ans. |
Puis dans la même soirée et pour ceux qui ne l'on pas vu, je vous conseille ensuite de vous détendre à partir de 22h30 devant France4 en regardant Arnaques, crimes et Botaniques dont je vous ai déjà parlé auparavant. Film de Guy Ritchie En 1995, le premier court métrage de Guy Ritchie, The Hard Case, sort, donnant le ton de ses futurs films. Trudie Styler, la femme de Sting, le voit et décide d'investir dans le premier long métrage de Guy Ritchie qui n’est autre qu'Arnaques, crimes, et botanique'. Sorte de Pulp Fiction à l'anglaise avec une touche de Trainspotting, le film a fait un véritable carton en Angleterre à sa sortie. |
Ce film, avec Trainspotting et Pulp Fiction, fait partie de mes films cultes!
N'hésitez pas à me laisser un message si cette sélection vous aura plu.
25 février 2008
Arnaque, Crime et Botanique Générique
Arnaque, Crime et Botanique Générique
Date de sortie : 28 Octobre 1998
Réalisé par Guy Ritchie Avec Dexter Fletcher, Jason Flemyng, Steven Mackintosh et Sting en Guest Star.
Je ne regarde pas trop la télé (trop de conneries diffusées à mon goût), mais ce soir je ne louperais pas ce film (diffusé sur F4 sur la TNT).
Pour résumé rapidement l'histoire, Eddie, le fils du barman JD (joué par Sting), est un génie des cartes. Il perd cependant à la table d'un caïd, Harry la Hache, lors d'un coup monté avec ses amis Soap, Bacon et Tom. Ils se retrouvent ainsi à devoir 500 000£ au chef de gang qui leur laisse une semaine. Eddie, Tom, Soap et Bacon décident à défaut d'autres alternatives, de braquer les voisins de Soap, voyous violents et plein d'embrouilles.
C'est un film avec un humour typiquement anglais, avec des répliques savoureuses et une histoire complètement loufoque. Un peu dans le même style que Un Poisson nommé Wanda, je le préfère car beaucoup plus corrosif et subversif.
J'espère que le générique de début vous donnera envie. Pour un moment de détente, il vaut largement les films à gros budget américains. Alors, pour une fois, vous ne perdrez ni votre temps ni vos neurones à regarder la télé!
06 novembre 2007
Fight Club
Bande annonce de Fight Club.
Fight Club est un film assez particulier. Fight Club est une adaptation cinématographique américaine du roman Fight Club de Chuck Palahniuk, réalisée par David Fincher et sortie le 10 septembre 1999 lors du Venice Film Festival en Italie.
Un employé de bureau, expert en assurances (Edward Norton, le narrateur), seul, dans la trentaine, souffrant d'insomnie chronique et désillusionné par la vie, recherche une façon de s'évader de son existence monotone, façon qu'il trouvera grâce à l'aide d'un louche mais charismatique vendeur de savon, mi-nihiliste, mi-terroriste, Tyler Durden (Brad Pitt), qui lui fera découvrir une nouvelle façon de vivre et de voir les choses.
Mais sous ses aspect hyperviolent, Fight Club est une critique des hommes et des femmes de notre société occidentale. Ils sont décrits comme étant des êtres soumis à l'apparence des mannequins des magazines et des publicités, vivant dans une société de consommation, et de l'accepter puis de devenir acteur ne peut pas mener au bonheur. Tyler méprise le culte de l'apparence ainsi que les futiles préoccupations humaines. Cette partie du film est penchée de façon imagée sur le machisme et même sur le fascisme.
Fight Club est aussi une critique de la manipulation : on a là en effet (si on suit l'hypothèse que seul Tyler a été inventé par le narrateur) un homme, qui, à lui tout seul, arrive grâce à un discours à rallier un nombre incroyable de personnes à sa cause (même des policiers y adhèrent et où qu'aille le narrateur, les gens le saluent).
« Ni loup ni mouton » pourrait être une morale appropriée au film. Outre la dénonciation explicite de l'individu-mouton, le spectateur peut être amené à se révolter face à ces individus-loups.
Enfin, avant même le début du film, quand on lance le DVD, on a droit à l'habituel « L'œuvre fixée sur ce support est soumis à copyright… », et quelques instants après ce message, un autre texte du même genre apparaît, mais cette fois, il est signé Tyler Durden.
Voici ce texte : " Si vous lisez ceci alors cet avertissement est pour vous, chaque mot que vous lisez de ce texte inutile est une autre seconde perdue de votre vie. Vous n'avez rien d'autre à faire ? Votre vie est-elle si vide, honnêtement, que vous ne puissiez penser à une meilleure manière de passer ces moments ? Ou êtes-vous si impressionnés par l'autorité que vous donnez votre respect et vouez votre foi à tous ceux qui s'en réclament ? Lisez-vous tout ce que vous êtes supposé lire ? Pensez-vous tous ce que vous êtes supposés penser ? Achetez-vous ce qu'on vous a dit d’acheter ?
Sortez de votre appartement. Allez à la rencontre du sexe opposé. Arrêtez le shopping excessif et la masturbation. Quittez votre travail commencez à vous battre. Prouvez que vous êtes en vie. Si vous ne revendiquez pas votre humanité vous deviendrez une statistique. Vous aurez été prévenu… Tyler."
Bref c'est un film assez particulier, qui plait ou ne plait pas (d'aprés le magazine Télérama « Fight Club se contente de délayer une mélasse sub-nietzschéenne épicée de violence gratuite. »).
Mais relisez bien le texte au dessus avant de vous faire une idée :)
Il etait une fois la revolution
Il etait une fois la revolution
Extrait d'un trés beau film de Sergio Leone.
Histoire qui se situe au début du 20éme siècle. Ce n'est plus tout à fait un western et ce n'est pas non plus un film révolutionnaire ou sur les révolutions (quoique). L'intrigue se déroule au Mexique en pleine période trouble au temps des Emiliano Zapata et autres Pancho Villa. D'ailleurs l'un des deux héros nous fait tout de suite penser à Pancho Villa, avec son coté hors-la-loi reconverti en révolutionnaire face à l'injustice. L'autre héros est un révolutionnaire irlandais (une sorte d'artificier de l'IRA) ayant fui l'Irlande a cause des troupes anglaises et d'un passé douloureux. Durant tout le film, nos deux heros vacillent entre un cynisme désabusé et dans la foi en des idéaux de justice.
Emiliano Zapata Salazar dit El Caudillo del Sur (8 août 1879 - 10 avril 1919) fut l'un des principaux acteurs de la révolution de 1910 au Mexique contre le président Porfirio Díaz, puis de la guerre civile qui suivit la chute et l'exil de celui-ci. Les partisans de Zapata avaient pour slogan "Reforma Libertad Justicia y Ley" (Réforme, Liberté, Justice et Loi).
Doroteo Arango Arámbula, plus connu sous le nom de Francisco (Pancho) Villa (5 juin 1878 à Río Grande, Durango - 20 juillet 1923 à Parral, Chihuahua), hors-la-loi devenu général au cours de la révolution mexicaine. Villa et Zapata furent les deux seuls grands chefs révolutionnaires qui ne tournèrent jamais leur veste. Sa personnalité échappe à la description...




