Le Blog d'un Communiste Alençonnais

Fils d'immigrés, Fils d'ouvriers, Insoumis, le vrai changement viendra d'en bas!

27 mai 2009

Pas de Pays sans Paysans !

     Depuis une semaine, les producteurs laitiers sont engagés dans des actions contre la chute du prix du lait et pour dénoncer la libéralisation du secteur.


     Depuis le 1er avril, le prix du lait, auparavant fixé par le Centre national interprofessionnel de l'économie laitière, devait être directement décidé par les producteurs et les industriels de l'agroalimentaire. Ces négociations n'ont pas abouti, laissant les seconds imposer leurs prix aux premiers.


     Le prix du lait était négocié, jusqu'à une période récente, de manière concertée par les producteurs et les industriels à l'intérieur de la filière. Mais ce même État qui proteste aujourd'hui a estimé que le dispositif était contraire aux lois de la concurrence et les négociations sont devenues régionales. Michel Barnier a sacrifié l'essentiel en acceptant le compromis sur les quotas et la dérégulation du marché voulue par les Anglo-Saxons.


     Le ministre de l'Agriculture (Michel Barnier) a quelque difficulté à faire rimer son libéralisme assumé et son pseudo-interventionnisme naissant. Il tonne aujourd'hui contre "le prix insupportable" du lait, mais il avalisait, il y a un an, la fin du système de régulation minimale des prix qui garantissait, vaille que vaille, les revenus et la paix dans les campagnes. Il peste à juste titre contre "la seule loi du marché", qui est "toujours la loi du plus fort et du moins disant" mais, depuis la disparition du mécanisme d'entente sur les prix, il a laissé le trio producteur-industriel-distributeur se débrouiller quasiment seul , au risque de voir les plus grands tordre le bras des plus petits dans un secteur crucial pour des régions comme l'Ouest.

     Cette crise illustre l'importance des élections européennes: Avec une forte opposition à la dérégulation du marché au Parlement Européen, les gouvernements nationaux et en particulier notre gouvernement ne pourrait pas prêcher le Libéralisme en Europe et nous faire croire ensuite qu'ils sont contre mais qu'ils n'y peuvent rien. Michel Barnier trompe les agriculteurs Français en faisant croire qu'il est de leur coté, alors qu'il ne fait qu'obéir au Lobby des industriels (tel que DANONE) et des distributeurs (tel que CARREFOUR).

sans_paysans

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18 mai 2009

COmbien coûte le sauvetage des banques ?

     Combien coûtera au monde la crise financière qui dure depuis le début de 2008 et s’est brutalement accélérée avec la faillite de la banque Lehman Brothers? La réponse est à la fois effrayante et complexe. En février 2008, Bank of America avait fait ses premiers calculs. Pour elle, la crise des subprimes (des crédits immobiliers irrécupérables) allait faire partir en fumée au moins 7 700 milliards de Dollars en capitalisation boursière aux Etats-Unis. Ce chiffre est gigantesque – il équivaut à la moitié de toute la richesse produite en un an dans l’Union européenne – mais c’est un peu de l’argent virtuel, le reflet de l’idée que les investisseurs se font des profits futurs des entreprises (on appelle cela de la spéculation).

     Ce qui est plus grave, c’est l’argent réel qui est englouti dans le sauvetage du système. A ce jour les différents plans de sauvegardes ont déjà coûtés prés de 9 350 Milliards de dollars, et il pourrait coûter 9 000 milliards de plus si les banques venaient encore à flancher.

Mais tous les états ne sont pas au même point.

     Combien coûte le sauvetage des banques dans chaque pays ? Les infatigables analystes du FMI nous donnent la réponse : entre la recapitalisation, les liquidités avancées, les rachats d’actifs et les garanties (qui n’ont dans la plupart des cas pas encore - pour le moment - été utilisées), les états dépensent des sommes astronomiques !

Conclusion ? Le sauvetage de la finance est en train de ruiner les Etats.

Le tableau suivant donne des informations sur les pays du G20 et quelques pays émergeants. Il précisent les sommes colossales que certaines nations (en fait surtout l'Europe, les USA , le Japon et la Corée) ont du sortir de leur caisses (ou du emprunter !). Et surtout on se rend compte quel est le prix à payer par les citoyens. Ainsi, le coût de cette crise s'élève déjà à 1376, 50 $ pour chaque « terrien » et pourra même aller jusqu'à 2710 $ si la crise se poursuit.

crise_du_capitalisme

Crise_du_capitalisme2

Avec prés de 6700 milliards de dollars (et non 3800 comme cité par « certains spécialistes) déjà engloutis, le sauvetage de la finance américaine est déjà plus coûteux que la seconde guerre mondiale et le New deal de Roosevelt pour le gouvernement des Etats-Unis.

Les USA, le Royaume Unis et le Japon ont déjà renfloué l'économie capitaliste à hauteur de 8 160 milliards de Dollars soit pour plus de 80% du coût de la crise actuelle. Les pays européens pour l'instant n'ont que « peu dépensé » dans cette crise. Mais si cette crise se poursuit, des pays comme la France, l'Allemagne ou l'Irlande pourrait être obligé de mettre la main à la poche de manière conséquente ( à eux trois ils devraient débourser plus de 1 600 milliards de Dollars).

Mr Sarkozy et tous les néolibéraux de France et d'Europe ne nous citent pas ces chiffres. Pourtant Mr Sarkozy pourrait nous dire:

« Pour sauver la Finance, la France a déjà débourser 64 milliards de dollars, soit prés de 1000 dollars par habitant! Mais le pire est encore à venir, car la France s'est engagé à débourser 420 milliards de dollars supplémentaires en cas de besoin. Ce qui signifie, car soyons clair, que la crise pourrait couter 7500 dollars par Francais ou environ 30 000 euros pour une famille de 4 personnes! »

Mais cela, bien évidemment, il ne nous le dira point. Qui pourrait accepter de payer pour les fautes d'un autre ? Qui accepterait que la victime d'un crime paye en lieu et place du coupable du crime ?

Les élections Européennes du 7 Juin sont l'occasion de rappeler à Mrs Sarkozy, Barroso, Berlusconi et autres que nous ne sommes pas dupes ! Ce sera l'occasion d'envoyer à l'assemblée européenne des gens qui ne sont pas dupes !

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29 octobre 2008

La SNCF et l'Orne

     Un habitant d'Alençon souhaitant se rendre à Paris a deux possibilités:

  • prendre sa voiture,

  • prendre le train.

     S'il a un minimum de conscience écologique, il souhaitera prendre le train. Mais voilà, il y a trois hic!

     Tout d'abord, il n'y a pas de train direct jusqu'à Paris ! Le noeud ferroviaire de l'orne se trouve à Surdon, petite gare en rase campagne! Ainsi donc, l'Alenconnais  pour aller à Paris, doit passer soit par Surdon, soit par Le Mans.

     Cet état de fait, vient d'un choix délibéré de nos élus dans le passé de maintenir l'Orne dans un isolement, loin de la capitale et de ses dangers (ces ouvriers insoumis et politisés!).  Aujourd'hui, cela rallonge la durée du voyage pour se rendre à Paris et appauvrit notre région (ni les gens, ni les entreprises ont envie de s'enterrer dans un trou perdu).

Mais si ce n'était que ce soucis...

     Le deuxième problème, c'est le nombre de trains limités qui circulent. ainsi, toujours pour aller à Paris, soit il faut se lever tôt, voir très tôt, soit ne pas être pressé. Car les trains circulant dans l'orne ne sont pas nombreux.

     Cette situation vient du fait que, au nom de la rentabilité, la SNCF limite les trains sur les lignes peu ou non rentable. Mais alors, la SNCF trahit sa fonction de base, désenclaver les territoires et assurer une mission de service public!

     Le troisième problème et le plus important ( pour les autres, on peut être "flexible"), c'est le prix. Pour aller de Alençon à Paris ( aller simple!), il faut compter de 30,10 € au minimum via Surdon, à plus de 60€ via Le Mans ( TGV en heures de pointe).  C'est tout bonnement scandaleux quand on sait que le même trajet en voiture revient à 15 € et encore s'il n'y a qu'un seul passager.

Petit calcul: une famille avec deux enfants désire se rendre à Paris, quel devra être leur budget?

en Voiture: 15 € (20€ pour une voiture plus grosse et plus gourmande), soit 3.75€  (5€) par personne

en Train : 120€, soit 30€ par personne, éventuellement 15 € si carte de famille nombreuse, voir 7,50€ si carte de famille "très" nombreuse, soit plus de 6 enfants (concerne 0,4% des familles)

     Encore une fois, au nom de la rentabilité, la SNCF renie sa fonction de service public, et ne voie plus que des clients et des profits à tirer et à redistribuer a des actionnaires (publics pour l'instant avant sa privatisation à venir).

     L'alenconnais de service en déduit donc logiquement qu'il vaut mieux prendre sa voiture. Il aura une petite pensée écologique durant son voyage et se dira que décidément, le développement durable n'est pas au programme de ce gouvernement pas plus qu'au programme de cette région ou de ce département.

     Lui qui avait déjà pensé prendre le train pour aller travailler ( impossible car trop peu de trains et des horaires inadaptés), se dit que franchement, il y a du foutage de gueules quand certains "écologistes" se félicitent de la hausse du prix des carburants en disant que cela incitera les gens à prendre le train ou à trouver d'autres moyens de locomotion (Alencon-ParisAlencon-Paris en vélo, ça fait long!).

     Une politique de développement durable dans notre département exige un développement des infrastructures ferroviaires et surtout des prix corrects, transparent et surtout abordable pour le train. Au lieu de cela, nous avons des élus qui se félicitent d'avoir l'A28 ou l'A88 (pour qui et a quel prix?). Ce qui remplira les poches de certains et videra les nôtres!

D'où ma question:

Que font les élus du Peuple? Que faisons nous?

21 octobre 2008

Crise du capitalisme: bis

     Ces dernières semaines ont été agitées sur les "places financières". Les médias nous répètent sans cesse que la "crise financière" aura un impact sur notre quotidien en provoquant une crise de "l'économie réelle".

     Mon analyse personnelle diverge de ce point de vue. Je pense que inversement la "crise financière" est la conséquence de la crise de l'économie réelle et des dysfonctionnements propre au Capitalisme. Progressivement au cours de ces dernières années, les conditions de la crise se sont mis en place :

Etape 1: Abandon progressif des acquis sociaux

     Aussi bien en Europe comme aux Etats-Unis, tous les acquis obtenus après des décennies de luttes ont été progressivement rognés (retraites, sécurité sociale, ..). cela a induit une insécurité sociale et une forte précarité. Résultats: Les gens sont inquiets et se replient. Ils ont des frais supplémentaires, leurs budgets sont rognés.

Etape 2: Baisse ou stagnation des salaires

     Au nom de la rentabilité et de la compétitivité, les entreprises ont cherchées à économiser sur les masses salariales par tous les moyens ( baisse des effectifs, augmentation de temps de travail pour un même salaire, maintien et primes gouvernementales aux bas salaires,...). Cela a induit une baisse du pouvoir d'achat. Résultat: Les salariés qui sont aussi des consommateurs achètent moins et se limitent à l'essentiel, leur budget étant réduit.

Etape 3: Les crédits

     Pour ne pas augmenter les salaires, et pour maintenir la consommation, les banquiers ont mis en avant les crédits. "Vous n'avez pas d'argent, alors prenez un crédit!". Voilà ce que l'on a pu entendre ces dernières années avec des campagnes de Pub pour les crédits. Et pour ceux qui n'avaient pas de revenus suffisants pour garantir leur crédits, on a inventé les fameuses "Subprimes". En fait, l'emprunt est garantie par l'objet qu'on achète. Donc, au bout de cette logique, même sans un sou, on a droit à un crédit. on a cru régler ainsi le problème du pouvoir d'achat!

Etape 4: La spéculation

     Mais, en plus de l'absurdité et du non-sens de ce système, les boursiers en tout genre se sont mis à spéculer ( d'autant plus lorsqu'ils ont commencé à sentir le vent tourner) sur des matières premières: Le pétrole et les ressources alimentaires. Avec l'explosion des prix à la pompe et des produits alimentaires, beaucoup de familles n'ont plus été en mesure de rembourser leur crédits.

Etape 5: L'insolvabilité des familles modestes

     C'était le début de la crise. Avec l'insolvabilité de certaines familles, les banques ont du augmenté les taux des crédits, entraînant d'autres familles dans l'insolvabilité. Ce qui oblige alors les banques à encore augmenter les taux des crédits et ainsi de suite. La spirale infernale est lancé.

     Et, nous en sommes arrivé là par la recherche de la rentabilité à tout prix, et l'appétit du gain. L'argent, au lieu d'aller vers les salariés et les entreprises, a été détourné au profit des actionnaires.

Nous avons été victimes d'un Hold-up majeur durant ces vingts dernières années et Nos gouvernants nous annoncent un deuxième Hold-up pour éviter une crise qui est déjà bien présente.

Super Pouvoir d'Achat (la chanson du dimanche)

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08 octobre 2008

Crise du capitalisme ?

     1989 a vu la chute du mur de Berlin, cela signifiait pour beaucoup la fin du Socialisme et la victoire du Capitalisme. 20 ans après, on se rend compte que le socialisme n'est pas mort, il suffit de regarder ce qui se passe du coté de Amérique latine.

     En 1989, cela a été certes la fin d'une conception du socialisme à la soviétique (ce que j'appelle plutôt du capitalisme d'état) mais certains ont gardé l'espérance d'un monde meilleur pour tous. Toutefois, pour beaucoup, cette espérance n'était qu'une Utopie inaccessible et le capitalisme triomphant une fatalité incontournable.

     Pourtant en 2008, avec la crise en cours depuis un an et qui s'accentue, les états doivent voler au secours de leurs banques. Même si le mot n'est pas lâché, on assiste à la nationalisation en masse des banques à travers le monde.

     Ce que Lénine avait espérer en 1917, ce que Marx avait annoncé dans son manifeste du Parti Communiste semble devenir réalité. Karl Marx écrivait ainsi:

"le développement de la grande bourgeoisie sape sous les pieds de la bourgeoisie la base même sur laquelle elle a établi son système de production et d'appropriation."

     Il faut savoir que la première action d'un état qui veut sortir du capitalisme, est la nationalisation de toutes les banques nationales (comme en France en 1981). De facto, toutes ces nationalisations de banques signent l'arrêt de mort du Capitalisme tel que nous l'avons connu.

     Mais ce n'est pas forcément la mort définitive du capitalisme. 1929 a connu aussi une crise majeure du capitalisme. Il en est sorti certes affaibli (et est en partie à l'origine de la 2nde guerre mondiale) mais a su se réformer pour survivre.

     Aujourd'hui, nous sommes à un tournant historique, où s'offre à nous la possibilité de s'affranchir d'un système inégalitaire. Mais pour cela, il ne faut pas subir la situation (ce qui pourrait avoir des conséquences aussi dramatique qu'aprés 1929) mais agir pour faire évoluer les choses dans le bon sens, dans le sens d'un progrès social, écologique et humain pour nous mais aussi pour tous les peuples du monde!

Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

( Marx-Engels, manifeste du Parti communiste)

P.S.: allez, une petite video pour finir


Les banques ont besoin de vous

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23 septembre 2008

34éme Congrés

Pour ceux qui sont interessés, je met à disposition le Projet de base commune de discussion adopté au conseil national du PCF des 5 et 6 septembre 2008. Ce document est le point de départ du travail  qui se concluera par
le congrés de Nanterre  du 11 au 14 décembre 2008
Projet_base_commune_adopte_CN_06_09_08
     Autrement, pour ceux qui s'interesse à ce qui se passe du coté du NPA, prochainement il y a une réunion sur Alençon:
Réunion Publique Nouveau Parti Anticapitaliste Alençon
mercredi 24 septembre
à 20h30, salle Baudelaire
Thèmes:
- les campagnes de mobilisation: les services publics (La Poste, la santé...) et les conditions de vie (revenus, "pouvoir d'achat)
- la construction du NPA

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16 septembre 2008

Ouverture de la saison des congrés!

     Cet automne va être une période chargé pour les partis de "gauche". Chaque parti, pour des raisons différentes, organise son congrès.

     Pour le Parti Socialiste, le congrès de Reims aura lieu du 14 au 16 novembre 2008. Au niveau du débat d'idées, ce sera certainement celui qui sera le moins intéressant, tant les dirigeants du P.S.  se bouffent entre eux pour savoir qui sera calife à la place du calife et oublient de parler du fond.

     Les Verts, pour leur part tiendront leur congrès en Décembre 2008 à Lille. En cette période où les Verts sont en pleine déconfiture, on a du mal à voir ce qui va ressortir de ce congrès. Mis à part le retour de Cohn-Bendit aux cotés de Bové aux élections européennes, peut-on espérer quelque chose de novateur ?

      De son coté, le PCF convoque son 34ème Congrès national pour les 11,12,13 et 14 décembre 2008 à La Défense. Il aura à son ordre du jour :

  • - la construction d’une alternative en France, en Europe et dans le monde,

  •   l’avenir de la gauche, du communisme, du PCF ; la nature et l’ampleur des transformations à opérer ; la mission, la composition et l’élection des directions.

     L'ordre du jour parait intéressant, mais lorsque l'on voit ce qui s'est passé à la fête de l'huma, on peut avoir des craintes !

     Quand Francois Hollande, invité, déclare devant la presse, avec Marie-GeorgeMarie-George Buffet (PCF) et Cécile Duflot (Verts) :

"C'est le premier acte du rassemblement de la gauche. Aujourd'hui, nous avons à donner une dynamique à la gauche"

"Il ne s'agit pas de constituer un parti unique de la gauche, ce n'est pas possible, chacun a son identité. Mais nous devons travailler ensemble pour arriver à une gauche rassemblée"

Et qu'il a pour réponse: 

"on n'est pas d'accord sur tout","on a besoin de confrontation au sein de la gauche, notamment sur l'Europe ou sur la croissance/décroissance" "On est dans une période de travail". (MG Buffet)

"On a envie de travailler ensemble en insistant sur l'impératif écologiste". (Cecile Duflot)

Alors, personnellement je me dis que ce congrès à venir va encore servir à nous faire avaler des couleuvres.

Quand les dirigeants du parti comprendront-ils, que à changement d'époque, changement de moeurs!

     Nous sommes au XXIème siècle, le Parti Socialiste a renoncé au socialisme et même à l'aménagement du Capitalisme. Alors que les questions écologiques et de mode de développement différent (et non de croissance) sont devenus des questions majeurs, le Parti Communiste est resté trop longtemps à la traine ( en s'accrochant à des concepts productivistes) et le Parti Socialiste est trop frileux pour simplement concevoir l'idée même d'une société complètement différente.

     Et même quand le Parti Communiste intègre ces changements, il garde ses vieux réflexes et fait preuve d'une inertie terrible.

     Car, qu'est-ce qui peut expliquer ce besoin de s'accrocher au P.S., ce refus de débattre avec les vrais mouvements anticapitalistes? Où bien la direction est bien naïve de croire que l'aile gauche du P.S. peut quitter le P.S. pour rejoindre le PCF. Il n'y a pas en France les même conditions qu'en Allemagne, ni un Oskar Lafontaine pour mener un mouvement du type Die Linke

     Il est temps pour le PCF de se remettre en question et de renoncer à une stratégie d'alliance vaine. Le pouvoir pour le pouvoir ne sert à rien et le poids du PCF est devenu trop faible pour que le PS tienne encore compte du PCF ( sauf peut-être pour des points marginaux qui ne remet pas en cause la société).

     Donc, nous verrons bien si ce congrés change quelque-chose ou si comme le précedent, il n'aboutira sur rien de décisif.

     Enfin, n'oublions pas que la LCR, elle aussi, organise non pas son congrés, mais le congrés du futur N.P.A. ( rien à voir avec l'emission des nuls à la belle époque de Canal+). A cette occasion, la LCR devrait disparaitre pour laisser place à ce Nouveau Parti Anticapitaliste. Ce congrés aura lieu le troisième W.E. de Janvier 2009 à ?, je ne sais pas.

     Comme le PCF, la LCR éprouve quelques difficultés à aller de l'avant, la vielle garde résiste. Cependant, il me semble que malgré tout, c'est du coté de la LCR que la dynamique semble la plus interessante. L'ouverture affichée semble réelle (à voir l'hostilité de certains "anciens" de la LCR par rapport au NPA!).

      Et même si les difficultés pour réunir et élaborer un nouveau projet, un nouveau parti, semblent énormes voir insurmontables, il reste que, pour ma part, le renouveau de la gauche viendra de là s'il doit venir!

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Fête de l'Huma 2007: LCR, PS, Verts,PCF réunis pour débattre

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Fête de l'Huma 2008: Verts, PS, PCF réunis pour débattre ?      

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et Besancenot ?

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07 avril 2008

Semaine du Développement Durable: Les AMAP

accueil      En cette semaine du Développement durable, il serait temps de parler un peu plus des AMAP.

     Les AMAP, Associations pour le maintien d'une Agriculture Paysanne, sont des associations regroupant des consommateurs et des agriculteurs d'un même secteur. Elles permettent la vente directe du producteur au consommateur en éliminant les intermédiaires.

     Cela permet aux consommateurs de consommer sain et bio. Avantageux d'un point de vue environnemental,les AMAP permettent de réduire les pollutions et les émissions en CO2 ( moins de transports et d'emballages plastiques) et sont donc un mode de production agro-écologique.

     Elles permettent également de développer une économie locale et solidaire, la production étant complètement valorisé et surtout les prix dépendent des coûts réel de production et non des cours du marché.

      Sur ce point, elles sont donc clairement anticapitaliste et ont même éventuellement un caractère socialiste. N'oublions pas que l'un des préceptes fondateurs du capitalisme est : Ce n'est pas le coût de la production qui fixent le prix des biens mais l'offre et la demande. Dans le cadre capitaliste, le vendeur vend au prix que le consommateur est prêt à payer.

     Dans les AMAP, le but n'étant pas de faire des profits, le prix de vente n'est pas indexé sur la demande mais sur les coûts réels. On a donc un "juste prix".

     De fait, dans l'Orne, il n'existe actuellement que deux AMAP. Pourtant, notre département est trés rural avec des agriculteurs à la tête d'exploitations moyennes. Il y aurait de quoi faire. Malheureusement, en dehors de ces deux AMAP, l'une vers Argentan et l'autre vers Nogent le Rotrou, il n'y a rien.

     Il est regrettable qu'il n'y en ai pas encore sur Alençon, aussi appel aux volontaires!

     Si les AMAP vous intéresse et que vous souhaiter en savoir plus, ou en créer une dans le secteur, n'hésitez pas à me contacter ou à aller sur le site des AMAP, où il y a tout plein d'infos intéressantes.

Site des AMAP:

Amap_avantage

http://alliancepec.free.fr/Webamap/

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18 mars 2008

Réveillons nous!

VoynetD'habitude, je ne fais pas la pub pour les tracts de l'UMP, mais celui ci vaut le détour.

     Le candidat malheureux de l'UMP, incapable de se maintenir au second tour à Montreuil, n'hésite pas à soutenir ouvertement Voynet, représentente d'une "gauche molle" et plus compatible avec les idées de la droite. 

     Progressivement mais certainement, le PS grignote un à un les bastions communistes mais en prenant garde de ne pas trop froisser ses "alliés". Les élections municipales 2008 étaient placées, pour le PS, sous le thème: main basse sur la Seine-Saint-Denis.

Résultat des courses: ce département vire au rose.

     Que se passera-t-il en 2011 ou 2014 ? Très facile à deviner: une nouvelle OPA hostile sur le Val de Marne, mon département de naissance, pour ravir le dernier conseil général communiste d'IDF.

     Paradoxalement il semblerait que le pire ennemi des communistes, cela soit les socialistes !

     Cela fait 30 ans que le parti socialiste nous lamine! Mais arrêtons les dégats! Quand est-ce que le parti va réagir!!! Quand allons-nous arrêter de jouer les laquais au nom du sacro-saint "tout sauf la droite"???

      Combien de camarades avons-nous perdu à cause de ça? A cause des collusion nauséabondes avec des gens qui ne nous respectent pas et pour qui nous votons parfois en nous pinçant le nez, nous avons reculé.

    

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17 février 2008

Conférence: Droit du travail

Attac Orne organise une conférence sur le droit du travail avec la participation de Gérard Filoche.

Jeudi 21 Février 2008 à 20h30

Alençon - salle Baudelaire

   Gérard Filoche est l'un des principaux acteurs à s'opposer à la recodification du Code du travail, dont il critique des changements défavorables aux salariés.

      Il est l'auteur de "La vie, la santé, l'amour sont précaires. Pourquoi le travail ne le serait-il pas? : Faut-il brûler le Code du travail ?" paru en 2007.

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