Le Blog d'un Communiste Alençonnais

Fils d'immigrés, Fils d'ouvriers, Insoumis, le vrai changement viendra d'en bas!

27 avril 2009

Manifestation du 1er Mai

1er Mai dans l'ORNE

Dans le prolongement des journées d'actions des 29 Janvier et 19 Mars, les organisations syndicales s'inscrivent pleinement dans l'appel interprofessionnel du 30 mars " à faire du 1er Mai un nouveau temps fort de mobilisation pour peser sur le gouvernement et le patronat".

La situation économique et sociale ne cesse de s'aggraver.

  • Pas un jour sans que nous parvienne l'information d'une entreprise qui restructure, ou ferme définitivement, entraînant des milliers de chômeurs supplémentaires.
  • Pas un jour sans qu'on nous informe des versements de bonus faramineux, de parachutes dorés ou autres stock-options à l'un de ces patrons de grandes entreprises qui en même temps licencient.

Plus de 5 000 salariés dans les entreprises de l'orne sont touchés par le chômage partiel: ACUMENT, CHARLES AMAND, FAURECIA, KME, LE CHAMEAU, PAMCO, THYSSENKRUPP, WAGON, AUTOMOTIVE...

Parmi ces entreprises, certaines sont en redressement judiciaire et la menace sur les emplois est réelle.

Dans le ême temps, le gouvernement continue d'appliquer une politique économique orientée essentiellement vers les profits des entreprises et des banques !

CONTRE TOUTE FORME D'INJUSTICE SOCIALE !

CONTRE LES LICENCIEMENTS !

pOUR L'AUGMENTATION DES SALIARES, DES MINIMAS SOCIAUX, DES RETRAITES ET LE MAINTIEN DES SERVICES PUBLICS!

Le 1er Mai : Manifestons, Revendiquons !

Alençon : 10h30 (place de la Pyramide)

Argentan : 10h00 (place Leclerc)

Flers : 10h00 (place du marché)

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31 mars 2009

1er Mai Unitaire

Grand évenement !

Pour la première fois, le 1er Mai 2009 verra un défilé unitaire de tous les syndicats.

     L’augmentation du nombre de chômeurs, la baisse significative de la consommation, l’incertitude grandissante sur l’activité des entreprises témoignent de la gravité de la crise qui frappe un nombre croissant de salariés sans que nul ne puisse aujourd’hui en prédire la durée.

     C’est pourquoi, dans la suite des journées du 29 janvier et du 19 mars et dans ce contexte exceptionnel, les organisations syndicales s’entendent pour faire du 1er Mai un nouveau temps fort de mobilisation pour peser sur le gouvernement et le patronat.

     Elles appellent leurs organisations locales à rechercher les modalités appropriées pour réussir cette journée de revendication syndicale en tenant compte des situations locales.

     Pour préparer le 1er Mai, elles conviennent de faire du mois d’avril un mois de mobilisations ponctué d’initiatives visant à soutenir les actions engagées et à organiser les solidarités.

     En fonction des réponses du gouvernement et du patronat, les organisations syndicales débattront lors de leur prochaine rencontre des nouvelles initiatives (grève interprofessionnelle, manifestations, mobilisations un samedi…)

     En attendant, les défilés du 1er mai permettront aux Français de faire masse en manifestant en famille sans perdre une journée de salaire!

     Aussi, préparons nous pour que nous soyons le double de ceux qui étaient présent le 29 Janvier et le 19 Mars.

     Pendant tous le mois d'Avril, réunissons nous, débattons, proposons pour que le 1er Mai nous ayons une plateforme de revendication concrètes appliquable immédiatement et qui ne soit pas des revendications globales!

     Poussons nos syndicats pour qu'ils soient plus revendicatifs! mettons en avant des revendications fortes comme en Outre-Mer!

     Dans les prochains jours, apparaitront sur ce blog quelques propositions pour une Plateforme de revendication. N'hésitez pas à rajoutez vos propositions ou vos reflexions.

Que le mois d'Avril ouvre un Nouveau Printemps des peuples!

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16 mars 2009

Appel pour un Collectif du 19 Mars

     De plus en plus de voix se font entendre pour réclamer la mise en place d'un collectif à l'image du LKP avec une plateforme de revendication.

     Étant donné le nombre de mouvements sociaux actuels et ce dans tous les secteurs, il apparaît de plus en plus nécessaire d'avoir une convergence des luttes pour répondre à la crise et à l'attaque généralisé du gouvernement et du patronat contre tous les salariés du public et du privé mais aussi contre tous les "sans", sans papiers, sans domicile fixe, sans travail, ...

     Même si effectivement les 7 principaux syndicats sont unis ce 19 Mars pour défiler, même si nombre de partis politiques seront également présent lors de ces manifestations, il manque une plateforme revendicative ou comme dans les DOM, il apparaitrait un certain nombre de points sur lesquels le gouvernement et le patronat s'engageraient.

    Mobilisons nous, pour que ce 19 mars, soit le début d'une convergence, pour qu'un certains nombre de points soient mis sur la table. Mobilisons nous pour qu'il y ait des plateformes de revendications au plan local comme au plan national. Rentrons dans le concret comme en Guadeloupe, ne nous satisfaisont pas de propositions globales et flous.

N'hésitez pas à donner votre point vue:

 

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13 mars 2009

Grève du 19 Mars

Il y aura 5 manifestations dans l'Orne le jeudi 19 mars

Les organisations syndicales se sont retrouvées à Alençon pour préparer la journée du 19 mars. Elles se tiendront:

  • à Alençon à 10h30 (rond-point du Parc-Élan),
  • à Argentan à 10h30 (place Leclerc),
  • à Flers à 17h00 (place du Marché),
  • à L’Aigle à 17h15 (place de la Poste)
  • à Mortagne-au-Perche à 17h30 (devant la mairie). 

Les syndicats soulignent que dans le département, 3900 salariés sont touchés à ce jour par les demandes de mise en chômage partiel. La fonction publique n'est pas épargnée. La révision générale des politiques publiques va se traduire, selon les syndicats, par 311 suppressions d'emploi dans un premier temps.

En cliquant sur le lien ci dessous, vous trouverez le tract qui sera diffusé lors des manifs au format PDF.

19mars


Le 19 mars :

  • c’est le rendez-vous de la dignité contre le mépris ;
  • c’est la force de nos convictions de nos attentes, de notre volonté de changer la donne économique et sociale ;
  • c’est la force de notre unité ;
  • c’est la confiance dans notre force collective qui peut nous faire gagner.

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12 mars 2009

La revanche des Siths!

emperorMr Sarkozy,alias Lord Sidius, le gouvernement et le MEDEF,alias la confédération du commerce, sont mauvais perdants.

le LKP d'Elie Domota a réussi à les faire plier à la suite d'une longue grève générale en Guadeloupe. Aussi, ils ont décidé de tout faire pour remettre en cause cet accord et discréditer le LKP et Elie Domota.

Cela a commencé en faisant croire que le LKP était une organisation gauchiste à tendance nationaliste. Ainsi, alors que le LKP a eu le soutien et la visite de nombreux politiques de gauches ou de syndicats, seul le nom de Besancenot est ressorti. Quel était donc le message qu'on voulait nous faire gober ?

  • Le LKP et la LCR, c'est pareil. Mais non, la LCR ou NPA est un parti d'extrême gauche, le LKP est un collectif regroupant syndicats et partis (comme le PCG ou les Verts guadeloupéens),
  • Elie Domota est un homme de paille à la solde de Besancenot. Les guadeloupéens ne pourraient donc rien entreprendre sans consignes de la métropole ? Cela correspond à l'attitude du MEDEF local mais pas au LKP. Domota n'attend pas que besancenot lui dise quoi faire, rappelons que le LKP est un COLLECTIF !

Après la signature de l'accord dit "Jacques Bino", que le MEDEF local a refusé de signer,le gouvernement s'est dépêché de dire qu'il n'approuvait pas les termes de cet accord. Aujourd'hui, le gouvernement a ainsi indiqué que l'accord ne va probablement pas s'étendre à toutes les entreprises de Guadeloupe

Parallèlement, le gouvernement suit une politique de dénigrement. On prête ainsi des propos racistes à Elie Domota, mais que dit la définition:

  • Béké: Descendant d'esclavagiste ayant encore aujourd'hui une pratique d'exploitation (ou pwofitasyon). Aussi quand il dit qu'il ne laissera pas "une bande de Békés rétablir l'esclavage", il s'en prend certes à une catégorie de la population mais sur des critères de classes non d'appartenance ethnique!

A l'inverse, que dire des propos de certains élus de droite!

le porte-parole de l’UMP et du Figaro ont dégainé. De la pire des manières.

Pour l’ineffable Frédéric Lefebvre, les membres du LKP sont ainsi comparés à « des sortes de tontons macoutes » aux pratiques de « type mafieux », tandis que la Guadeloupe aurait « une tradition de violence dans les mouvements sociaux ». Nous pensions être passés du « code noir » au « code-barres »…

Mais non, avec Lefebvre, le populiste ne voisine jamais bien loin du néocolonialiste ! Quant au journal de Dassault, l’éditorialiste écrit, ni plus ni moins, que « l’ordre républicain est menacé » par la « tyrannie » du LKP, que la Guadeloupe sombre dans une « dictature » et « est en train d’être mise en coupe réglée », sans oublier évidemment quelques évocations scandaleuses au FLN et à la guerre d’Algérie… Relents nauséeux.

N’en jetez plus ! La haine des luttes sociales n’a décidément pas de limites. Comme le dit Lilian Thuram: « Les békés sont montrés du doigt là-bas car, comme les capitalistes qui sont pointés du doigt dans le monde, ce sont eux qui détiennent le pouvoir financier. » Le champion du monde de 1998 a raison : « La spécificité antillaise est d’abord liée à l’histoire. » Est-ce une « incitation à la haine » que de le dire ?

25 février 2009

COSPAR, Collectif 5 Février et LKP

Le LKP fait des émules.

     Aprés la Martinique où les organisations se sont regroupés sous la bannière du Collectif du 5 Février, c'est au tour de la Réunion de voir les organisations se regrouper sous la bannière du COSPAR (Collectif des Organisations Syndicales, Politique et associative de la Réunion) en vue de la Grève générale qui débutera le 5 Mars.

Les revendications à la Réunion sont similaires à celles portées par le LKP et le collectif du 5 février. La grande journée de grève générale, qui aura lieu le 5 mars, a désormais une plate-forme revendicative précise, il s'agit des dix revendications immédiates.

  • Fixation d'un panier des 100 produits de première nécessité à prix métropole (suppression de l'octroi de mer, de la TVA et baisse des marges de la grande distribution.

  • Revalorisation de 10 points de l'allocation logement et gel des prix dans loyers sociaux et intermédiaires.

  • 500 euros de prime pour les bénéficiaires de la prime pour l'emploi.

  • 500 euros pour les bénéficiaires des minima sociaux.

  • Négociation salariale obligatoire dans les entreprises, pour la revalorisation des salaires dans le privé, sous peine de remise en cause des exonérations sociales et fiscales (augmentation de 200€ de tous les bas salaires).

  • Prolongation de 6 mois d'indemnisation pour les CDD et les intérimaires en fin de contrat.

  • Prise en charge par l'état de 70% des allocations de chômage des contrats aidés.

  • Arrêt des suppression d'emploi dans la fonction publique et les services publics.

  • Exonération d'IS pour les sociétés sur les résultats réinvestis.

  • Remboursement de 200 millions injectés par le département pour venir en aide aux petites entreprises en difficulté.

Vous pouvez aussi retrouvez les revendications du LKP sur ce blog ou sinon, pour retrouvez les revendications du LKP et du collectif du 5 Février, vous pouvez aller sur leur blogs respectif:

LKP

http://www.lkp-gwa.org/

5_f_vrier

http://collectif5fevrier.blogspot.com/

En Martinique, la tension monte

Privés de carnaval, les Martiniquais ont fait monter la tension d'un cran, mardi 24 février, à Fort-de-France, selon un schéma voisin de celui de la Guadeloupe, voilà quelques semaines. La nuit a été émaillée d'échauffourées entre des jeunes et les forces de l'ordre. Plusieurs magasins ont été pillés. Des barrages enflammés ont coupé plusieurs grandes artères de la ville. Un coup de fusil a été tiré, sans faire de victime.

Dans la journée, quelque 2000 manifestants avaient encerclé la préfecture, aux cris de "Négociez, négociez !", tantôt secouant les grilles, tantôt dansant aux rythme des tambours et reprenant en cœur des mélopées.

A la mi-journée, les représentants du patronat qui voulaient sortir pour passer à table, ont été contraints par force de rester à celle des négociations.

Dans la soirée, l'ambiance est devenue survoltée : pneus brûlés, poubelles incendiées et caillassage de la préfecture. Vers 18 heures, une quinzaine de jeunes masqués, armés de barres de fer, de pneus et de bidons d'essence ont fait irruption dans les jardins, repoussés par le service d'ordre du "Collectif du 5 février 2009", qui mène le mouvement social.

Il a fallu plusieurs suspensions de séance, avant que les discussions ne reprennent, entre le Collectif et les élus locaux, puis entre ceux-ci et les patrons.

La Martinique fait encore le grand écart. Les syndicats demandent 354 euros d'augmentation pour tout le monde, alors qu'au bout d'une nuit de négociation, le patronat a proposé des hausses entre 10 et 60 euros mensuels. Les discussions doivent reprendre jeudi.

La journée de mercredi est attendue avec inquiétude. Le 25 février, mercredi des Cendres, on brûle et on pleure le roi du Carnaval. "Mais ce n'est pas Vaval qui va brûler demain, pronostiquait un manifestant, c'est la préfecture".

Comme en Guadeloupe, le gouvernement joue le pourrissement !

Un mort ne suffit-il pas ? Le gouvernement doit négocier et entendre les revendications du LKP et du collectif du 5 Février

On laisse passer le carnaval et on va resserrer les boulons", menace un membre du LKP. Alors que les représentants des collectivités locales doivent rencontrer le premier ministre à Paris, jeudi, l'Etat avait décidé pour mercredi, de jouer la politique de la chaise vide à Pointe-à-Pitre et d'annuler pour le deuxième jour consécutif la réunion plénière de négociations. Un mercredi de cendres !

18 février 2009

Guadeloupe en Danger!

     Les violences se poursuivent en Guadeloupe malgré le grand civisme du LKP!

     Malgré ce que veulent nous faire croire le gouvernement et certains médias, le LKP continue à démontrer son sens des responsabilités. Partout où il y a des représentants du LKP, il n'y a pas de violences. Alors que certains au bout d'un mois commencent à être excédés et veulent en découdre (surtout les plus jeunes), le LKP poursuit sa politique de non-violence.

     Malheureusement, la nuit le LKP est moins présent et c'est là que les heurts ont lieu. Face aux provocations policières et aux tentations de quartiers fantômes avec des magasins vides, les plus jeunes ne réfléchissent pas et joue le jeu de l'état policier.

     Car aujourd'hui, le risque est que les revendications du LKP passent à la trappe et que l'on ne retiennent que les violences. C'est ce que le gouvernement recherche pour faire plier le mouvement.

     Il ne faut pas tomber dans le piège du gouvernement de Sarkozy. La mobilisation comme à l'aéroport de Pointe à pitre (provocant sa fermeture faute de personnel) prouve que l'unité dans l'action pose plus de soucis aux autorités que quelques jets de pierres.

Cet extrait du JT  de RFI-Martinique illustre le sens des responsabilités du LKP et de la tension qui regne

LKP

Plate_forme_des_revendications___LIYANNAJ_KONT_PWOFITASYON

17 février 2009

Pacifisme et violence poliçières

Des bandes de jeunes ont en effet profité de la tombée de la nuit pour envoyer des projectiles, incendier des véhicules et ériger des barrages en feu. On peut citer Chauvel, Grand-Camp, Raizet, Rond-point Miquel, Vieux-Bourg, Petit-Pérou ou Rond-point Perrin.

Même scénario à Petit-Bourg, avec des véhicules brûlés et renversés à Daubin, à Barbotteau et à l'entrée de la Route des Mammelles. A Pointe-à-Pitre, c'est un magasin d'électroménager qui a été entièrement détruit par les flammes. Des barrages ont été érigés sur plusieurs routes.

Dans le centre-ville pointois, quelques magasins ont été pillés par des casseurs. Ils ont rapidement été interpellés par les forces de l'ordre. Un magasin de sport a aussi été dévalisé par plusieurs individus, dans un centre commercial du Gosier. Les casseurs sont toujours en fuite.

Des affrontements ont eu lieu également en plusieurs points du département. Les forces de l'ordre ont ainsi été caillassées à Grand-Baie au Gosier. La commune de Capesterre-Belle-Eau connait, elle aussi, une nuit agitée. De nombreux barrages ont été érigés par des individus encagoulés.

Dans la journée de lundi, un appel au calme avait été lancé par les élus de Guadeloupe. Vraisemblablement, il n'a pas été entendu. De plus, des coups de feu ont été entendus dans la région pointoise. A l'heure actuelle, les forces de l'ordre et les pompiers sont toujours sur le terrain.

Voilà le résultat de l'intervention policière !

     Alors que depuis 3 semaines, le mouvement était exemplaire par son civisme et sa non-violence, il aura suffit de quelques gendarmes pour mettre le feu aux poudres. Mais attention, les Antilles sont entre les Etats-Unis d'Obama et le Venezuela de Chavez. Le LKP et le collectif du 5 Février prennent comme référence leurs voisins. Sarkozy et son gouvernement ne se rendent pas compte de ce qui se passe là bas.

     Ce n'est pas juste un mouvement social parmi d'autres. C'est comparable plutôt aux événements de 1967. En 1967, il y avait Cuba de Castro d'un coté et les Etats Unis de Martin Luther King de l'autre. L’Histoire ne se répète pas mais parfois elle peut bégayer (en changeant de protagoniste, d'ailleurs Sarkozy ne se prend-il pas pour De Gaulle ?).

Ce mouvement est comparable au mouvement des droits civiques aux USA, mouvement non violent qui visait à accorder l'égalité des droits pour les noirs américains. En Guadeloupe et en Martinique, c'est la société néocoloniale qui est contesté!

Repression Policière en Guadeloupe

Alors que la mobilisation guadeloupéenne ne retombe pas et que les autres D.O.M. se mobilisent, l'Etat a décidé de répondre par la répression.

Depuis une semaine déjà, les avions transportant les gendarmes mobiles venus de la métropole ont atterri à la Guadeloupe comme à la Martinique. 17 Airbus ont débarqué depuis début janvier, avec près de 4000 militaires/gendarmes/CRS, armés jusqu’aux dents. Il fallait s'y attendre, ils ne viennent pas faire du tourisme!

Un tel dispositif « de guerre » coûte 3 millions d’euros par jour au contribuable français. Les guadeloupéens auraient préféré que cet argent serve à résoudre quelques uns des 146 points de la plateforme de revendications.

Les forces de l’ordre sont passées à l’action. La pression monte. Le chef de l’État fait le choix de la répression en réponse aux revendications et envoie les gendarmes. Des dizaines d’interpellations…

L’Etat français a déjà tiré sur la foule à plusieurs reprises en Guadeloupe : 1910 - 1925 - 1952 - 1967

En 1967, suite à un fort mouvement de grève, messieurs MESSMER, MARCELIN et DE GAULLE ont fait tirer sur la foule tuant plus de 170 personnes - officiellement seuls 31 morts ont été déclarés par l’Etat.

Aujourd'hui, le gouvernement vient de décider de transférer les rédactions de RFO à Paris, les émissions locales ne seront plus produites localement (on éloigne les médias !). Cela signifie que le gouvernement prépare une répression en toute discrétion.

Samedi 14 février un débarquement a l'aéroport de pointe a pitre, un avion de plus de 200 Gendarmes en tenue et lourdement armés...pourquoi un tel déploiement?

Sarkozy se fabrique sa dictature par ses exactions, voilà que l’Outre-mer revient 30 ans en arrière avec les pratiques coloniales.

Nous devons nous mobilisez, car hier c’était Saint-Lô, aujourd’hui la Guadeloupe demain le reste de la France ?

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