Le Blog d'un Communiste Alençonnais

Fils d'immigrés, Fils d'ouvriers, Insoumis, le vrai changement viendra d'en bas!

20 novembre 2008

Soirée festive

Après « Le fado expliqué aux français… et aux autres » en 2007, le Cactus, Léo Lagrange Paris et Résistance 7e Art proposent une nouvelle soirée de fado portugais :

FADO, traditions, métissages, évolutions, révolution*

DIMANCHE 7 DECEMBRE à 20h30

Au restaurant Beirão 6 rue Lecuyer à Saint-Ouen (M° Garibaldi, ligne 13)

Aux guitares, Filipe de Souza et Casimiro Silva (des maîtres), les voix de Conceição Guadalupe, lumineuse, Karine, la française du fado, Hugo Manoel, modestie et élégance, et Jean-Luc Gonneau, qui ramène sa science. Plus, probablement, des invités-surprise. En salle et aux fourneaux, l’équipe du restaurant Beirão**

*Cette soirée est une promenade dans l’histoire du fado, où on retrouvera les différents styles et les métissages (avec le tango, le samba, la rumba) du fado de Lisbonne. Le fado est musique et poésie. C’est aussi, depuis qu’il existe, un objet politique et social. Peut-être d’ailleurs appendra-t-on, le 7 décembre, que l’ « Internationale » peut aussi être un fado.

**Deux formules au choix (merci de préciser) : soit un menu (beignets de morue, sardines grillées ou veau au four, dessert Molotov, vin de la maison, café) à 25 euros, soit à la carte (compter environ 10 euros de plus).


Le nombre de places étant (très) limité, la réservation est obligatoire : 06 22 98 60 41 ou j.silveirinho@wanadoo.fr.

En mémoire de Amalia Rodrigues, deZeca Fonseca

et

du chant révolutionnaire portugais

" Grandola, Vila Morena"

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09 septembre 2008

C'est la rentrée

     Après cette période de vacances ou le blog est resté inactif malgré une actualité chargé, ce blog reprend son activité doucement.

Sao_martinho

Sao Martinho do Porto

     Pour beaucoup, partir en vacances devient de plus en plus inaccessible sauf pour ceux qui ont un point de chute en famille. De plus en plus, partir en vacances, c'est partir voir de la famille qui peut héberger. Pour ma part comme pour beaucoup d'immigrés et enfants d'immigrés, c'est l'occasion de retourner "au pays".  Car même si l'on a une carte d'identité française et que l'on se sent français, le pays de nos parents garde une place privilégié dans notre coeur.

     Enfants, on y  a passé ses vacances, bien souvent les meilleurs moments de sa jeunesse. Et adultes, parfois on a le mal du pays et on se prend alors à rêver qu'on y retournera définitivement. Malheureusement, la réalité nous rattrape et nous rappelle que même si en France on ne nous considère pas toujours comme français; là-bas c'est le contraire, on ne voit souvent que notre coté français.

     Mais cela n'empêche pas que l'enfant qui est en nous garde une nostalgie. Au Portugal, il existe un mot qui ne se traduit pas et  qui exprime le sentiment de tous ces migrants qui ont quitté leur pays : Saudade.

Et comme disait Luis de Camoes, le plus grand des poètes portugais : "Ma patrie, c'est ma langue".

C'était un petit coup de coeur pour la rentrée!

P.S.: N'oubliez pas que le W.E. prochain, il y a la fête de l'Huma. et en attendant un peu de musique de Zebda pour sortir des vacances et reprendre ses activités

fete_de_l_huma


Zebda - J'Y Suis J'Y Reste

Posté par josey wales à 08:18 - Loisirs - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

24 janvier 2008

Morillo de Tou: Tourisme et développement durable

     morillo_de_tou

     Nous sommes encore en hiver, mais certains commencent à penser à leur vacances de l'été prochain. Aussi, je voulais vous présenter un exemple de ce qui se fait en tourisme vert et social ( quand ce projet est apparu à l'époque en 1984, on ne parlait pas encore de développement durable).

     En Espagne, dans les pyrénées prés d'Ainsa à 50 km de la France, il existe un "centre de vacances social". Ce lieu s'appelle Morillo de Tou. Au moyen age ( XIème siècle), il existait un petit village qui s'est développé autour d'une tour de vigie ( pour surveiller les incursions arabes). Ce village à existé jusqu'au XXème siècle. Suite à la construction d'un barrage et à la désertification croissante des zones rurales, le village a été complètement abandonné (comme beaucoup d'autres dans la région) en 1968.

     C'est en 1984 que l'union syndical CC.OO. (Confédération syndicale des commissions de travailleurs, les CCOO furent organisées dans les années 60 par le Parti communiste espagnol et des groupes de travailleurs catholiques pour combattre la dictature de Franco et pour les droits syndicaux) a récupéré le village abandonné pour en faire un centre de vacances. En même temps que l'on construisait de nouveaux bâtiments, les anciens étaient réhabilités (ainsi, par exemple l'ancienne église est devenu un bar discothèque).

     Ce qui est intéressant, c'est que ce complexe touristique s'est intégré dans l'architecture et l'environnement local ( ce n'est pas du tout béton). Par ailleurs, les tarifs sont très attractifs ( le camping qui s'appelle "1° de Mayo", soit 1er Mai, tout un symbole, a des tarifs qui défie toute concurrence vue la qualité des services) et permet un accès pour toutes les bourses.

bibliotheque      discotheque2     Discotheque

     En plus des installations que propose n'importe quel centre ( piscine, bar, discothèque, supérette,...) vous avez une bibliothèque fournis ( notamment avec une section philo et politique développée) ainsi qu'une salle de spectacle en plein air (théâtre, spectacle, concerts,...). Enfin, des guides sur place vous permettent de découvrir la région de manière respectueuse à travers différentes activités tel que les randonnées, le canoë/kayak, le canyoning (attention, ici la règle est de déranger le moins possible la vie sauvage et de ne rien laisser après son passage).

     Enfin la région est extraordinaire avec à proximité le Parc National d'Ordesa, de nombreuses villes et villages du moyen âge. Un Festival de musiques du monde et un festival de théâtre de rue animent la petite ville médiévale d'Ainsa en été. Même si ,la mode aidant, il y a de plus en plus de touristes, vous êtes à l'opposée des zones balnéaires espagnoles. Ici nous ne sommes pas dans la consommation mais dans la découverte de la nature, de la culture et des traditions.

           AINSA

         

Posté par josey wales à 10:18 - Loisirs - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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