25 février 2009
COSPAR, Collectif 5 Février et LKP
Le LKP fait des émules.
Aprés la Martinique où les organisations se sont regroupés sous la bannière du Collectif du 5 Février, c'est au tour de la Réunion de voir les organisations se regrouper sous la bannière du COSPAR (Collectif des Organisations Syndicales, Politique et associative de la Réunion) en vue de la Grève générale qui débutera le 5 Mars.
Les revendications à la Réunion sont similaires à celles portées par le LKP et le collectif du 5 février. La grande journée de grève générale, qui aura lieu le 5 mars, a désormais une plate-forme revendicative précise, il s'agit des dix revendications immédiates.
Fixation d'un panier des 100 produits de première nécessité à prix métropole (suppression de l'octroi de mer, de la TVA et baisse des marges de la grande distribution.
Revalorisation de 10 points de l'allocation logement et gel des prix dans loyers sociaux et intermédiaires.
500 euros de prime pour les bénéficiaires de la prime pour l'emploi.
500 euros pour les bénéficiaires des minima sociaux.
Négociation salariale obligatoire dans les entreprises, pour la revalorisation des salaires dans le privé, sous peine de remise en cause des exonérations sociales et fiscales (augmentation de 200€ de tous les bas salaires).
Prolongation de 6 mois d'indemnisation pour les CDD et les intérimaires en fin de contrat.
Prise en charge par l'état de 70% des allocations de chômage des contrats aidés.
Arrêt des suppression d'emploi dans la fonction publique et les services publics.
Exonération d'IS pour les sociétés sur les résultats réinvestis.
Remboursement de 200 millions injectés par le département pour venir en aide aux petites entreprises en difficulté.
Vous pouvez aussi retrouvez les revendications du LKP sur ce blog ou sinon, pour retrouvez les revendications du LKP et du collectif du 5 Février, vous pouvez aller sur leur blogs respectif:
http://collectif5fevrier.blogspot.com/
En Martinique, la tension monte
Privés de carnaval, les Martiniquais ont fait monter la tension d'un cran, mardi 24 février, à Fort-de-France, selon un schéma voisin de celui de la Guadeloupe, voilà quelques semaines. La nuit a été émaillée d'échauffourées entre des jeunes et les forces de l'ordre. Plusieurs magasins ont été pillés. Des barrages enflammés ont coupé plusieurs grandes artères de la ville. Un coup de fusil a été tiré, sans faire de victime.
Dans la journée, quelque 2000 manifestants avaient encerclé la préfecture, aux cris de "Négociez, négociez !", tantôt secouant les grilles, tantôt dansant aux rythme des tambours et reprenant en cœur des mélopées.
A la mi-journée, les représentants du patronat qui voulaient sortir pour passer à table, ont été contraints par force de rester à celle des négociations.
Dans la soirée, l'ambiance est devenue survoltée : pneus brûlés, poubelles incendiées et caillassage de la préfecture. Vers 18 heures, une quinzaine de jeunes masqués, armés de barres de fer, de pneus et de bidons d'essence ont fait irruption dans les jardins, repoussés par le service d'ordre du "Collectif du 5 février 2009", qui mène le mouvement social.
Il a fallu plusieurs suspensions de séance, avant que les discussions ne reprennent, entre le Collectif et les élus locaux, puis entre ceux-ci et les patrons.
La Martinique fait encore le grand écart. Les syndicats demandent 354 euros d'augmentation pour tout le monde, alors qu'au bout d'une nuit de négociation, le patronat a proposé des hausses entre 10 et 60 euros mensuels. Les discussions doivent reprendre jeudi.
La journée de mercredi est attendue avec inquiétude. Le 25 février, mercredi des Cendres, on brûle et on pleure le roi du Carnaval. "Mais ce n'est pas Vaval qui va brûler demain, pronostiquait un manifestant, c'est la préfecture".
Comme en Guadeloupe, le gouvernement joue le pourrissement !
Un mort ne suffit-il pas ? Le gouvernement doit négocier et entendre les revendications du LKP et du collectif du 5 Février
On laisse passer le carnaval et on va resserrer les boulons", menace un membre du LKP. Alors que les représentants des collectivités locales doivent rencontrer le premier ministre à Paris, jeudi, l'Etat avait décidé pour mercredi, de jouer la politique de la chaise vide à Pointe-à-Pitre et d'annuler pour le deuxième jour consécutif la réunion plénière de négociations. Un mercredi de cendres !
18 février 2009
Guadeloupe en Danger!
Les violences se poursuivent en Guadeloupe malgré le grand civisme du LKP!
Malgré ce que veulent nous faire croire le gouvernement et certains médias, le LKP continue à démontrer son sens des responsabilités. Partout où il y a des représentants du LKP, il n'y a pas de violences. Alors que certains au bout d'un mois commencent à être excédés et veulent en découdre (surtout les plus jeunes), le LKP poursuit sa politique de non-violence.
Malheureusement, la nuit le LKP est moins présent et c'est là que les heurts ont lieu. Face aux provocations policières et aux tentations de quartiers fantômes avec des magasins vides, les plus jeunes ne réfléchissent pas et joue le jeu de l'état policier.
Car aujourd'hui, le risque est que les revendications du LKP passent à la trappe et que l'on ne retiennent que les violences. C'est ce que le gouvernement recherche pour faire plier le mouvement.
Il ne faut pas tomber dans le piège du gouvernement de Sarkozy. La mobilisation comme à l'aéroport de Pointe à pitre (provocant sa fermeture faute de personnel) prouve que l'unité dans l'action pose plus de soucis aux autorités que quelques jets de pierres.
Cet extrait du JT de RFI-Martinique illustre le sens des responsabilités du LKP et de la tension qui regne
Plate_forme_des_revendications___LIYANNAJ_KONT_PWOFITASYON
17 février 2009
Pacifisme et violence poliçières
Des bandes de jeunes ont en effet profité de la tombée de la nuit pour envoyer des projectiles, incendier des véhicules et ériger des barrages en feu. On peut citer Chauvel, Grand-Camp, Raizet, Rond-point Miquel, Vieux-Bourg, Petit-Pérou ou Rond-point Perrin. Même scénario à Petit-Bourg, avec des véhicules brûlés et renversés à Daubin, à Barbotteau et à l'entrée de la Route des Mammelles. A Pointe-à-Pitre, c'est un magasin d'électroménager qui a été entièrement détruit par les flammes. Des barrages ont été érigés sur plusieurs routes. Dans le centre-ville pointois, quelques magasins ont été pillés par des casseurs. Ils ont rapidement été interpellés par les forces de l'ordre. Un magasin de sport a aussi été dévalisé par plusieurs individus, dans un centre commercial du Gosier. Les casseurs sont toujours en fuite. Des affrontements ont eu lieu également en plusieurs points du département. Les forces de l'ordre ont ainsi été caillassées à Grand-Baie au Gosier. La commune de Capesterre-Belle-Eau connait, elle aussi, une nuit agitée. De nombreux barrages ont été érigés par des individus encagoulés. Dans la journée de lundi, un appel au calme avait été lancé par les élus de Guadeloupe. Vraisemblablement, il n'a pas été entendu. De plus, des coups de feu ont été entendus dans la région pointoise. A l'heure actuelle, les forces de l'ordre et les pompiers sont toujours sur le terrain.
Voilà le résultat de l'intervention policière !
Alors que depuis 3 semaines, le mouvement était exemplaire par son civisme et sa non-violence, il aura suffit de quelques gendarmes pour mettre le feu aux poudres. Mais attention, les Antilles sont entre les Etats-Unis d'Obama et le Venezuela de Chavez. Le LKP et le collectif du 5 Février prennent comme référence leurs voisins. Sarkozy et son gouvernement ne se rendent pas compte de ce qui se passe là bas.
Ce n'est pas juste un mouvement social parmi d'autres. C'est comparable plutôt aux événements de 1967. En 1967, il y avait Cuba de Castro d'un coté et les Etats Unis de Martin Luther King de l'autre. L’Histoire ne se répète pas mais parfois elle peut bégayer (en changeant de protagoniste, d'ailleurs Sarkozy ne se prend-il pas pour De Gaulle ?).
Ce mouvement est comparable au mouvement des droits civiques aux USA, mouvement non violent qui visait à accorder l'égalité des droits pour les noirs américains. En Guadeloupe et en Martinique, c'est la société néocoloniale qui est contesté!
Repression Policière en Guadeloupe
Alors que la mobilisation guadeloupéenne ne retombe pas et que les autres D.O.M. se mobilisent, l'Etat a décidé de répondre par la répression.
Depuis une semaine déjà, les avions transportant les gendarmes mobiles venus de la métropole ont atterri à la Guadeloupe comme à la Martinique. 17 Airbus ont débarqué depuis début janvier, avec près de 4000 militaires/gendarmes/CRS, armés jusqu’aux dents. Il fallait s'y attendre, ils ne viennent pas faire du tourisme!
Un tel dispositif « de guerre » coûte 3 millions d’euros par jour au contribuable français. Les guadeloupéens auraient préféré que cet argent serve à résoudre quelques uns des 146 points de la plateforme de revendications.
Les forces de l’ordre sont passées à l’action. La pression monte. Le chef de l’État fait le choix de la répression en réponse aux revendications et envoie les gendarmes. Des dizaines d’interpellations…
L’Etat français a déjà tiré sur la foule à plusieurs reprises en Guadeloupe : 1910 - 1925 - 1952 - 1967
En 1967, suite à un fort mouvement de grève, messieurs MESSMER, MARCELIN et DE GAULLE ont fait tirer sur la foule tuant plus de 170 personnes - officiellement seuls 31 morts ont été déclarés par l’Etat.
Aujourd'hui, le gouvernement vient de décider de transférer les rédactions de RFO à Paris, les émissions locales ne seront plus produites localement (on éloigne les médias !). Cela signifie que le gouvernement prépare une répression en toute discrétion.
Samedi 14 février un débarquement a l'aéroport de pointe a pitre, un avion de plus de 200 Gendarmes en tenue et lourdement armés...pourquoi un tel déploiement?
Sarkozy se fabrique sa dictature par ses exactions, voilà que l’Outre-mer revient 30 ans en arrière avec les pratiques coloniales.
Nous devons nous mobilisez, car hier c’était Saint-Lô, aujourd’hui la Guadeloupe demain le reste de la France ?
16 février 2009
Manif à Paris pour les D.O.M.
Soutien aux travailleurs de Guadeloupe, Martinique, Guyane et de la Réunion.
Depuis plus de trois semaines, les travailleurs de Guadeloupe sont en grève générale unitaire et illimitée. Depuis, la grève générale s’étend à la Martinique, à la Guyane et à la Réunion. Tous se battent contre la vie chère, les bas salaires, les licenciements et le chômage, pour leur dignité.
Leur combat est le nôtre, il est exemplaire.
Après le succès des grandes mobilisations du 29 janvier et avant celle du 19 mars, nous devons apporter toute notre solidarité aux Guadeloupéens, Martiniquais ; Guyanais et Réunionnais qui proclament avec la même force que ce n'est pas au peuple de payer la crise !
Le combat des salariés de Guadeloupe, de Martinique, de Guyane et de la Réunion est le nôtre.
Tous ensemble, Solidarité !
Toutes et tous Lundi 16 février dans la rue à 18h Place de Clichy
Appel signé par : Alternative Démocratie Socialisme (ADS), Alter-Ekolo, Alternative Libertaire (AL), Association des Communistes Unitaires, Coordination Nationale des Collectifs Unitaires pour une alternative au libéralisme (CNCU), La Fédération, Les Alternatifs, Lutte Ouvrière (LO), Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), Parti communiste des ouvriers de France (PCOF), Parti de Gauche (PG)
10 février 2009
Yves Jego ou l'afFront National
Yves Jégo est rentré de Guadeloupe sans prévenir, alors qu’il avait annoncé qu’il resterait le temps nécessaire pour résoudre le conflit social. Il est rentré en France alors que la Guadeloupe connait sa troisième semaine de blocage, que la Martinique est à son tour engagé dans la grève générale et que La Réunion et la Guyane se préparent à la grève.
Quel manque de respect de la part d’un ministre d’Etat ! Mais de fait, jeudi dernier lors de sa prestation télévisée, Nicolas Sarkozy n’a pas eu un mot pour ce qui se passe en Guadeloupe. Peut-être, que ce gouvernement considère que ce qui se passe outre-mer est négligeable ou sans importance ? Ou alors, espère t’il un pourrissement de la situation avec un retour progressif à la normal après quelques concessions minimes et une population pris à la gorge ? A moins, raison inavouable, attend-il que la situation dégénère de manière violente ce qui discréditerai le LKP et justifierai une intervention musclé des forces de l’ordre pour débloquer la situation ?
Ce gouvernement a des œillères qui lui interdisent tout regard au-delà des mers. Il a l’exemple d’un capitalisme poussant les injustices à leur paroxysme. Une poignée de békés (descendants de colons esclavagistes) ont mis les économies de la Guadeloupe et de la Martinique en coupe réglée. Le patronat, héritier de ces riches colons, impose des salaires de misère, un monopole de fait sur la grande distribution et l’essence. Malheureusement pour les antillais, il y a connivence entre ces békés et les représentants de l’état outre-mer. Cet héritage colonial se retrouve partout, en Guadeloupe mais aussi en Martinique, en Guyane, à la Réunion, en Polynésie, en Nouvelle Calédonie,…
Mais revenons à Yves Jégo. Un préaccord avait été trouvé entre le patronat et la LKP qui prévoyait une augmentation de 200 euros pour les bas salaires et une hausse de 3% pour les salaires plus élevés. Le patronat réclamait en contre-partie des exonérations de charges comme préalable à ces augmentations. Yves Jégo devait transmettre une note au premier ministre pour obtenir l’accord du gouvernement.
Au lieu d’une réponse positive attendu de François Fillon, c’est une sommation de rentrer au « bercail » que Yves Jégo aurait reçu. Son départ précipité se justifierait car il se serait fait remonter les bretelles par le premier ministre qui lui reprocherait d’avoir fait trop de concessions. Le mot d’ordre du gouvernement serait de dire que les revendications salariales ne concernent que le patronat et les syndicats mais aucunement le gouvernement. Le gouvernement renvoie dos à dos les partenaires sociaux en leur imputant la responsabilité du blocage.
Interrogée sur ce départ précipité, Christiane Taubira a clairement défini la problématique outre mer. Voici son intervention sur France-Info :
En attendant, Yves Jégo est reparti en Guadeloupe, en passant par la Martinique, avec 2 médiateurs. Mais, il semble de plus en plus compliqué qu’il puisse débloquer la situation alors qu’il rapporte si peu dans ses valises.
Le Gouvernement Français ne prend pas la mesure des revendications du LKP et des attentes des Guadeloupéens, des antillais, des ultra-marins, du peuple Français en général !
Nicolas Sarkozy et ce gouvernement commettent un AFFRONT NATIONAL
06 février 2009
Collectif du 5 Février
La grève générale se poursuit en Martinique et en Guadeloupe
La Martinique se mobilise à son tour.
Fort du succès de la grève générale de jeudi, les douze organisations syndicales martiniquaises à l'origine de ce mouvement ont annoncé, jeudi soir à Fort-de-France, la reconduite de la grève ce vendredi.
Les organisations syndicales martiniquaises se sont constituées en un "collectif du 5 février" en s'élargissant à d'autres syndicats et à des organisations associatives notamment.
Plus de 20.000 personnes avaient manifesté jeudi dans les rues de Fort-de-France contre la vie chère et pour l'emploi. Après une rencontre en préfecture à la mi-journée, une nouvelle rencontre a été organisée jeudi en fin d'après-midi autour du préfet en présence des élus des collectivités locales et des parlementaires ainsi que des représentants patronaux et syndicaux.
Selon l'un des porte-parole du "collectif du 5 février" Michel Monrose, cette dernière rencontre a permis aux participants de s'entendre sur "une méthode de travail" et de définir l'ordre des points de revendications à négocier. Il s'agira dans un premier temps d'aborder la question des "salaires, des bas-salaires et des prix".
Une nouvelle réunion en préfecture était prévue ce vendredi.
Hier, les transports étaient complètement à l’arrêt dans l’île, et les rideaux de fer de la plupart des commerces de Fort-de-France baissés pendant le défilé. Aujourd’hui, les manifestants ont mené quatre "opérations escargot" convergeant vers les locaux de la préfecture où devait se tenir la réunion.
L'action a provoqué de gigantesques embouteillages, alors qu'au centre de Fort de France quelques magasins avaient rouverts en ce deuxième jour de grève générale. Les transports publics étaient très perturbés, alors que certaines écoles étaient fermées.
La Guadeloupe est sous pression.
En Guadeloupe, les négociations ouvertes la veille entre Etat, collectivités locales, patronat et le LKP, se sont poursuivies, mais sous tension.
Yves Jégo, "installé" depuis dimanche dans l'archipel pour chercher une sortie à ce conflit durable, avait pu annoncer mardi la réouverture des stations-services. Mais elle a été de courte durée. Outre des barricades érigées jeudi par les pompistes, l'unique dépôt pétrolier de la Guadeloupe, à Baie-Mahault , a été bloqué vendredi matin.
Ce dépôt appartient à la Société anonyme de la raffinerie des Antilles (SARA), dont Total détient 50% et qui exerce un monopole de fait sur l'approvisionnement des Antilles en carburant. M. Jégo devait débattre avec les dirigeants de la Sara vendredi d'une nouvelle baisse du prix des carburants, après celle de 30 centimes intervenue en décembre à l'issue de trois jours de blocages et manifestations car le LKP revendique une nouvelle baisse, de 20 centimes, sur le prix de l'essence sans plomb et d'autant sur le gazole.
Les écoles guadeloupéennes sont elles aussi restées fermées, et l'activité portuaire demeure interrompue: les syndicats du port et ceux des dockers ont déposé jeudi leur propre cahier de revendications.
Selon plusieurs sources, les discussions ont également portées mercredi soir sur la revendication du LKP d'une augmentation salariale de "200 euros nets pour tous". Elles auraient donné lieu à quelques frictions entre le patronat local et M. Jégo. Le président de l'Ude-Medef, Willy Angèle, a affirmé que les patrons étaient "beaucoup plus intéressés que (le secrétaire d'Etat) au développement de notre pays"."Arrêtez votre théâtre, pensez aux entreprises" aurait lancé un dirigeant patronal.
A l'issue de ces premières séances de négociations, le secrétaire d'Etat s'est montré résolument optimiste en affirmant aux journalistes que "53 points" étaient résolus sur les 146 revendications du Lyiannaj kont pwofitasyon. Michèle Alliot-Marie avait évoqué un "accord sur la plupart des questions abordées à la demande du collectif" LKP, et elle avait salué l'action de M. Jégo. Mais le leader et porte-parole du LKP, Elie Domota, n'a pas perçu les progrès évoqués par MAM.
Lien vers le site officiel du LKP:
03 février 2009
Zorro est arrivé
Ou plutôt Jégo et sans se presser!
Le secrétaire d'état à l'Outre-mer a été dépêché en Guadeloupe pour rappeler à l'ordre l'archipel paralysé par une grève générale depuis le 20 Janvier.
Mercredi dernier, le départ du préfet avait provoqué la rupture des négociations, le LKP refusant de se rendre à une négociation où il n’y avait pas de représentant de l’état. Vendredi, plus de 65 000 personnes ont défilés dans les rues de Pointe à Pitre. Face à la montée en force du mouvement, la venue d’Yves Jégo semblait la seule solution pour les élus de la région et du département.
Mais qu’apporte-t-il dans ses valises ?
· Un accord comportant notamment la limitation pendant trois ans du nombre de stations-service en Guadeloupe.
· L’application du RSA (Revenu de solidarité active) à la Guadeloupe "dès cette année" au lieu de l'année prochaine.
· "200 euros de prime exceptionnelle de vie chère".
· La réorganisation des services de la direction de la répression des fraudes".
· « Une demande à la grande distribution qu'elle fasse sa part d'efforts".
· Une demande pour que le patronat local ouvre les négociations salariales.
· 40.000 billets d'avions aller-retour à 340 euros Pointe-à-Pitre/Paris pour « les Guadeloupéens les plus modestes »
Se rappelle-t-il de ce que sont les revendications du LKP ?
Il y en a plus de 140 dont parmi les plus significatives, on retrouve la baisses du prix des denrées essentielles, un gel des loyers, 200 euros de hausse de salaire pour tous les salariés.
Le fichier ci-après au format PDF rappelle toutes les revendications du LKP
Plate_forme_des_revendications___LIYANNAJ_KONT_PWOFITASYON
Si Mr Jégo a lu ce document, il doit savoir que ce n’est pas avec quelques miettes et quelques demandes à des personnes plus soucieuses de leur portefeuille que du bien être de la population qu’il parviendra à régler le conflit !
Paroles de Lilian Thuram, l’un des plus célèbres guadeloupéens :
On peut d'ailleurs se demander si ce mouvement n'est pas avant-coureur de ce qui pourrait se passer sur le continent. Une situation comparable à celle qui bloque l'île aujourd'hui peut parfaitement se mettre en place sur le continent. La Guadeloupe est souvent en avance sur la métropole en matière de conflit social. Si je vous demande ce que vous inspire "mai 67", vous allez me répondre que je me trompe d'une année ou que je ne connais pas l'histoire de France.
Peu de gens se souviennent des événements de mai 1967 en Guadeloupe : trois jours d'émeute, réprimés par les forces de l'ordre, 87 morts, parce que des ouvriers réclamaient une augmentation salariale. Dans les manifestations se trouvaient également des étudiants : cela ne vous rappelle rien ? On aurait tort de minimiser la grève générale qui se déroule actuellement en Guadeloupe ou de penser qu'elle n'est le fait que d'une seule organisation indépendantiste. Tous les syndicats sont derrière. Exactement comme en France, le jeudi 29 janvier, quand plus d'un million de personnes ont défilé dans les rues...







